Jamie est un démarcheur : il vend des médicaments pour une compagnie qui gagne des milliards de dollars. C’est également un séducteur sans la moindre morale, jusqu’au jour où il rencontre Maggie, qui se trouve être différente de toutes ses conquêtes préalables. La jeune femme est  atteinte d’une maladie rare qui permettra aux deux protagonistes de se rapprocher.

A mon avis, il s’agit d’un film qui laisse perplexe par rapport à sa manière d’aborder la notion de rythme. En effet, on saute de la franche comédie au drame tout en passant par le film psychologique. Tous ces changements provoquent des cassures nettes et dérangeantes pour le spectateur qui a du mal à s’immerger.

En outre, on peut être surpris par la profondeur du propos et du réalisme avec lequel on aborde le thème de la maladie chez Maggie. Malheureusement, le film retombe toujours dans la comédie « à grosses ficelles », qui peine à réellement s’élever et à surprendre le spectateur. En bref, le film alterne des séquences drôles mais un peu lourdes et des scènes plus réalistes. L’ensemble donne un résultat hétérogène et ardu à visionner.

A signaler : le bon jeu des deux acteurs principaux qui parviennent à surnager dans l’irréalité flagrante du scénario. Cependant, les personnages secondaires ne s’en tirent pas à si bon compte. Cela tient sans doute à leurs rôles : le frère obèse sans copine, le concurrent prêt à tout (ex-marine) et pour finir le chef de vente qui ne cherche que le profit.

Autre fait qui m’a marqué : le nombre de scènes de sexe qui n’ont vraiment pas de raison d’être et qui ne font absolument pas avancer l’intrigue. Il s’agit sûrement d’un désir du réalisateur, même si personnellement je n’ai pas compris.

Pour conclure, une comédie sentimentale qui ne casse vraiment pas des briques, mais qui se laisse regarder.

Love and other drugs.

De Edward Zwick

Avec Jake Gyllenhaal,  Anne Hathaway…

Distribution : Twentieth century fox.

Sortie en salle : 29 décembre.