Un destin curieux qu’est celui de la réalisatrice Catherine Hardwicke: acclamée par les cinéphiles purs et durs en 2003 grâce au formidable “Thirteen”, suivi des “Seigneurs de Dogtown”, elle est à présent méprisée par la même catégorie de gens à cause de son quatrième long-métrage, le premier volet de la saga de “Twilight”. Trois ans plus tard, elle revient avec un film qui, d’après les bandes-annonces, ressemble beaucoup à la sus-mentionnée histoire de vampires ados, même si cette fois il s’agît d’une ré-interprétation de la légende du petit chaperon rouge, bourrée de sexe, de danger et de loups-garous.

Enfin, pas autant de sexe, vu que le film est interdit aux moins de 13 ans aux États-Unis, mais les deux autres éléments sont bien présents: nous sommes au quatorzième siècle, dans un village allemand qui est régulièrement attaqué par un lycanthrope. Or, il semblerait que ce dernier s’intéresse notamment à la jeune Valerie (Amanda Seyfried), qui a un autre problème à régler: va-t-elle choisir l’homme auquel elle a été promise, ou celui qu’elle aime?

Faut surtout pas se tromper, ce film s’adresse explicitement à une certaine catégorie de spectateur. Et pourtant, si on ignore les vingt premières minutes, qui ressemblent vraiment à la version médiévale de “Twilight”, on constate que l’approche du “film d’horreur pour ados” est plutôt efficace, ne serait-ce que pour l’apparition de Gary Oldman, sublime comme toujours dans le rôle volontairement ridicule du chasseur de loups-garous. En fait, en terme de jeu d’acteurs, les résultats sont positifs tout au long du film, de Seyfried à Julie Christie, qui joue la grand-mère…

Juste un avertissement pour les fans des lycanthropes: le loup, entièrement réalisé par images de synthèse, est pénible à regarder. Si on veut faire une comparaison, même les vampires “brillants” de “Twilight” ont l’air plus joli…

Le chaperon rouge (Red Riding Hood)

De Catherine Hardwicke

Avec Amanda Seyfried, Billy Burke, Julie Christie, Gary Oldman

Distribution: Warner

Sortie le 20/04/11