Author: Michael Wagnières

Wonder Wheel

Woody Allen est la preuve vivante que quantité ne rime pas systématiquement avec qualité. Réputé pour être l’un des metteurs en scène américains les plus prolifiques, il a, depuis les années septante, écrit et réalisé des films qui pouvaient à la fois être de purs chefs-d’œuvre (comme Annie Hall) tout en en faisant d’autres qui sombraient dans la plus bouleversante banalité (comme You Will Meet a Tall Dark Stranger). Loin d’être des nanars ou des navets, ni, par ailleurs, des œuvres dépersonnalisées, ces quelques films du cinéaste américain sont avant tout dépourvus d’intérêt et d’originalité, à tel point qu’il...

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Star Wars VIII : The Last Jedi

Disney est une entreprise fascinante. Fascinante de par son irrégularité. Autant elle parvient jusqu’à aujourd’hui à produire des dessins-animés qui font universellement rêver les gens, autant elle saccage ses propres licences (Pirates des Caraïbes) et celles qu’elle a rachetées (Marvel) en les réduisant toutes à des ersatz aseptisés, plus proches de catalogues photos (en images de synthèse) que de mondes véritablement cinématographiques. Le cas de Star Wars est, quant à lui, plus ambigu. Il est bien dommage que l’épisode VII n’ait pas vraiment essayé d’être original ; plus assimilable à un remake d’A New Hope qu’à un nouveau film, il...

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Justice League

Lorsque je suis entré dans la salle de cinéma pour voir Justice League, j’étais à la fois impatient et inquiet. Impatient, car contrairement à certains, je considère Zack Snyder comme un artiste, et pas un simple faiseur de spectacle. Le style graphique qu’il impose dans ses œuvres est tellement jusqu’au-boutiste qu’il pose implicitement des interrogations sur les frontières entre représentation photographique et imagerie numérique. Ce genre de problématisation est infiniment rare pour un blockbuster hollywoodien traditionnel, dans lesquels c’est généralement la dimension purement attractionnelle qui constitue le seul et unique enjeu du film. Je me demande toujours comment tant...

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Kingsman 2: Le Cercle d’or

Assurément, Matthew Vaughn est un cinéaste dont le nom est injustement méconnu. Loin d’être un banal artisan, il est très vite parvenu à se forger un style qui tient essentiellement à un remaniement ludique de codes génériques ultra stéréotypés (ceux de la fantasy pour Stardust, du film d’espionnage pour Kingsman premier du nom, et du film de super-héros pour Kick-Ass). Le produit final ressemble à un « film-hommage », intertextuel et comique sans pour autant tomber dans le pastiche. La démarche ressemble beaucoup à celle d’Edgar Wright, mais contrairement à ce dernier, Vaughn n’hésite pas à apporter une touche de subversion...

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